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Lundi 18 juin 2007

Tout comme nous, les chevaux sont une espèce sociale pour qui les interactions avec d’autres membres de la même espèce sont essentielles à leur bien-être psychologique.

Et c’et sur cet « état mental » que s’appuie tout ce que fait un individu. Un être humain forcé à vivre dans ce qui revient à être un confinement solitaire, serait-il capable de performances sportives ? Cela semble bien improbable, n’est-ce pas ?

Imaginez donc, si c’est si difficile pour nous, combien cela doit l’être encore plus pour un cheval !

La voie logique est donc de s’occuper d’abord de la vie du cheval « chez lui », ou plutôt de sa vie au sein de la harde, et puis une fois cette base sociale assurée, essayer d’obtenir de bonnes performances sportives. Si vous ne tenez pas compte de la vie en harde et donnez la préférence au travail sur la relation personnelle du cavalier avec son cheval, comme si on pouvait l’isoler du reste, alors rien d’étonnant à ce que ni les séminaires, ni les cours, quelle que soit la lumière équestre qui les donne, n’aient aucun effet ou n’apportent aucune amélioration de longue durée.

Nous consacrons beaucoup de temps et d’énergie à l’entraînement, aux brides sans mors, aux  selles sans arçon et tout cela est important mais, si nous prenons du recul, ce n’est important que pendant ces quelques heures passées chaque jour avec notre cheval, et pas du tout pendant les 22 ou 23 autre heures. Dans une approche réellement holistique notre attention doit tout d’abord aller à la vie en harde ou en groupe, puis à une quantité suffisante de mouvement, aux soins des sabots, à la nourriture et à l’abri, et seulement ensuite aux choses faisant partie de nos efforts sportifs ou récréatifs….

Les chevaux ont beaucoup de mal à vivre dans l’isolement. La compagnie d’autres chevaux n’est pas u  souhait mais une nécessité, ancrée dans leur comportement depuis une éternité. Une éternité où  presque toujours, être un cheval seul signifiait un cheval mort. Aussi l’appartenance à un groupe est elle directement liée à l’instinct primaire de survie du cheval ; une force puissante, qui, si on la contrarie peut avoir des conséquences énormes.

Les chevaux gardés dans l’isolement souffrent ; cela ne fait aucun doute. Et tous ces propriétaires qui essaient de défendre le principe de l’écurie en disant qu’elle est un lieu agréable, sont un  témoignage saisissant de notre capacité à faire de l’anthropomorphisme ….

Et les chevaux qui sont seuls dans de petits paddocks individuels, est-ce mieux ? Là encore, c’est difficile à dire car il est impossible de mesurer exactement de telles choses. Mais une observation routinière de tels chevaux dans mes environs directs donne à penser que ce ne sont pas de bonnes conditions de vie….

Une  autre réaction typique du cheval est de devenir rétif, non coopératif et finalement agressif. Les étalons y sont plus sensibles que les autres, mais de nombreux hongres présentent également ce genre de problèmes....

 

 

 

Extraits « d’une gestion des chevaux basée sur leur comportement » d’Andy Beck / Planète cheval au naturel mai-juin 07

Par Agnès - Publié dans : Divers
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