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Mardi 19 juin 2007
LE SQUELETTE

Le squelette constitue l'armature interne du cheval. Il donne à son corps à la fois rigidité et souplesse, grâce à l'alternance des os et des articulations. Etudier les particularités du squelette permet de comprendre comment le cheval est construit et comment exploiter au mieux ses capacités.

1) Le corps :

Il se compose de la colonne vertébrale (rachis) sur laquelle viennent se greffer l'os coxal, la cage thoracique et la tête.

La tête du cheval est assez volumineuse par rapport au reste de son corps, à cause de la grande taille de la mâchoire inférieure.

La tête est articulée au niveau de l'os occipital avec la 1e vertèbre cervicale (l'atlas), ce qui permet uniquement un mouvement de flexion/extension. Cette articulation permet le ramener.

L'atlas est articulé avec la 2ème vertèbre cervicale (l'axis). C'est une articulation très mobile, mais en rotation uniquement.

Le reste des vertèbres cervicales est moins mobile que l'atlas et l'axis.

Tous les chevaux n'ont donc pas la possibilité d'adopter un bon placer, par manque de mobilité de l'articulation entre l'os occipital et l'atlas, ou parce que leur auge est trop étroite. En effet, lors du ramener, l'encolure "s'encastre" entre les 2 maxillaires inférieurs.

La colonne vertébrale a un trajet assez différent de celui qu'on imagine. En effet, l'encolure d'un cheval est essentiellement remplie de ligaments et de muscles, alors que son garrot correspond uniquement aux épines des 2ème à 9ème vertèbres dorsales. Le garrot est un point très sensible, parce qu'il y a très peu de chair qui sépare la peau de ces pointes osseuses.

Le rachis est constitué de 7 vertèbres cervicales très mobiles, 18 dorsales peu mobiles, 6 lombaires assez mobiles et 15 à 18 coccygiennes très mobiles. Les chevaux arabes et les barbes ont 17 dorsales, et 5 lombaires seulement.

Les vertèbres lombaires sont plus mobiles que le reste du dos, et constituent une véritable charnière entre la croupe et le thorax, qui permet l'engagement des postérieurs.

Les chevaux au rein plutôt long sont donc plus souples que les chevaux au rein court, et donc plus recherchés en dressage. Mais un rein long fragilise le dos, ce qui fait que les chevaux qui ont le dos soumis à de fortes contraintes (attelage, horse-ball) seront choisis avec un rein court et puissant.

La rigidité du dos du cheval se voit bien quand le cheval se gratte les flancs: il est obligé de ployer son encolure parce que son dos est extrêmement rigide. Cette rigidité en fait un mauvais sprinter et sauteur, comparé aux félins qui peuvent utiliser leur dos comme un ressort. Le cheval est un animal fort, robuste, mais peu souple, et peu adapté aux courses et aux sauts. C'est pourquoi les chevaux d'obstacles et de courses (à haut niveau) finissent souvent boiteux à cause des dégâts qu'ont enduré leurs rachis.

La cage thoracique est formée de 8 côtes sternales (vraies côtes), reliées au sternum, et de 10 côtes asternales (côtes flottantes). Toutes les côtes sont attachées aux flancs des vertèbres dorsales.

2) Les membres antérieurs :

Composés de l'omoplate, de l'humérus, du radius, du cubitus, des os du carpe, du 3e métacarpe et ses stylets, et des phalanges. Le cheval n'a pas de clavicule.

L'omoplate est plaquée contre la cage thoracique, mais n'est reliée au thorax par aucune articulation. Elle est maintenue en place par un réseau de muscles, de ligaments, de tendons, et d'aponévroses.

L'omoplate et l'humérus s'articulent à angle aigu et forment l'épaule.

Cette construction particulière du massif de l'épaule chez le cheval amortit les chocs de manière exceptionnelle, grâce à l'adaptation constante de l'angle entre omoplate et humérus, et aussi du fait que le membre antérieur ne soit relié au reste du corps que par un berceau d'éléments musculaires et tendineux, donc souples. Ceci explique aussi les difficultés que rencontre le jeune cheval pour porter le cavalier: ses muscles étant insuffisamment développés, sa cage thoracique et son dos s'affaissent littéralement entre ses épaules.

Le genou du cheval correspond au poignet de l'homme. Comme le carpe humain, le genou du cheval est formé de 2 rangées d'osselets articulés entre eux. Cette articulation est assez mobile et amortit très bien les chocs, grâce aux glissement des os du carpe entre eux.

Le canon est formé du 3e métacarpe et des vestiges du 2ème et du 4ème métacarpes (les stylets). Le cheval repose donc sur un seul doigt, qui correspond à notre majeur.

Les 3 phalanges (correspondant au boulet, au paturon, et à l'os naviculaire) constituent un système d'amortissement très efficace, et on peut le voir à la réception des sauts: le boulet s'affaisse et touche presque le sol.

Il faut donc veiller à ce que les paturons du cheval ne soit pas trop droits (amortissement fortement réduit), ni trop ployants (affaiblit l'articulation et fatigue les tendons)

3) Les membres postérieurs :

Composés de l'os coxal (bassin), du fémur, du tibia et du péroné, du tarse, des métatarses et des phalanges.

Contrairement au membre antérieur, le postérieur est solidement fixé d'os à os au rachis.

L'os coxal est fixe par rapport à la colonne sacrée, et se contente de transmettre la poussée des postérieurs.

Le fémur est l'os le plus long et le plus volumineux du squelette du cheval. Il est mû par les muscles fessiers, qui sont très volumineux et extrêmement puissants.

Les muscles fessiers sont puissants et limitent la flexion et l'extension de l'articulation coxo-fémorale. Ils sont situés au bout du bras de levier des postérieurs: on a donc des membres allégés vers le bas, pouvant se déplacer rapidement.

Le grasset correspond au genou de l'homme. On peut voir et sentir la rotule en avant de l'articulation. On trouve à ce niveau un système qui permet de verrouiller l'articulation, permettant au cheval de s'appuyer sur un postérieur sans se fatiguer. En effet, lorsque l'articulation du grasset est en hyperextension, la rotule glisse et vient buter sur une saillie osseuse, ce qui bloque l'articulation.

Le jarret, de même que le tarse humain, comporte 3 rangées d'osselets. Les os du tarse, comme ceux du carpe, peuvent glisser légèrement les uns sur les autres pour amortir les chocs.

Le canon et le doigt sont semblables à ceux des antérieurs. Le paturon est néanmoins plus vertical.

De même que pour les antérieurs, le systême de glissement des os du tarse, combiné aux articulation qui forment un S déformable, constituent un système d'amortissement très efficace. De plus, la flexibilité du S augmente l'amplitude du mouvement donné au fémur par les muscles fessiers et amplifie l'efficacité; de la jambe en propulsion.

Pour mieux situer les articulations du cheval par rapport à celles de l'homme

Schémas en noir et blanc tirés du livre "L'EQUITATION" de Pierre Chambry.
Schéma en couleurs tiré de Cheval Magazine

Par Agnès - Publié dans : Sante et soins
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Mardi 19 juin 2007

 

 

 

 

Lorsque nous avons un doute sur le fonctionnement mécanique d’un cheval, nous faisons appel à un vétérinaire ostéopathe.

 

 

 

L’ostéopathie ne s’oppose pas à la médecine classique mais accorde une importance particulière aux fonctions mécaniques de l’organisme.

 

 

 

 

 

 

C’est une thérapie fondée sur :

 

 

 

-         un examen de palpation spécifique permettant de localiser une souffrance

 

 

 

-         - des techniques de manipulations, dans le but de corriger les « lésions ostéopathiques » détectées.

 

 

 

-         Un savoir codifié, donc transmissible, des techniques de détection et des actions de correction des problèmes mécaniques de l’organisme.

 

 

 

Il s’agit donc d’une thérapie manuelle prenant en compte la globalité de l’individu, et l’aidant à retrouver un équilibre physiologique et psychologique en redonnant de la mobilité aux structures de l’organisme en restrictions.

 

 

 

 

 

 

D’une manière générale, l’intervention comprend :

 

 

 

-         l’observation (le praticien recueille l’information sur la vie du cheval, puis l’observe en liberté, en travail à pied, puis monté si cela est possible)

 

 

 

-         le diagnostic (par une série de tests, le praticien quantifie la mobilité des articulations et des tissus. L’écoute « manuelle », les connaissances anatomiques et physiologiques, vont permettre à l’ostéopathe d’effectuer un diagnostic.)

 

 

 

-         les manipulations et la mise au point d’un programme de travail .

 

 

 

 

 

 

Par des manipulations appropriées, l’ostéopathe donne l’impulsion nécessaire à l’organisme pour se soigner, au niveau des différentes parties du corps :

 

 

 

-         la tête

 

 

 

-         la colonne vertébrale

 

 

 

-         le bassin

 

 

 

-         le dos

 

 

 

-         les antérieurs

 

 

 

 

 

 

Pratiques

 

 

 

Imaginez que vous ayez un torticolis et que l’on vous demande de tourner la tête. Vous exprimerez l’impossibilité pour vous de faire le geste. Le cheval, lui, ne possède pas le langage et refusera l’exercice sans pouvoir s’expliquer. Lorsqu’un cheval rechigne à l’exercice ce n’est souvent pas dû à de la mauvaise volonté de sa part, mais à une incapacité physique. Il s’agit tout simplement d’un exercice qu’il ne peut pas faire.

 

 

 

Il ne faut pas hésiter à faire intervenir un professionnel pour le bien du cheval. Un  bon ostéopathe détectera l’origine mécanique du problème et assurera les manipulations nécessaires.

 

 

 

Mais attention : l’ostéopathie est une spécialité. Elle réclame formation, expérience, et un sens particulier de la relation avec l’animal. Il en va des soins pour les chevaux comme de la médecine pour les humains : il faut trouver le « bon » ostéopathe pour son cheval…

 

 

 

Par Agnès - Publié dans : Sante et soins
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Lundi 18 juin 2007

Tout comme nous, les chevaux sont une espèce sociale pour qui les interactions avec d’autres membres de la même espèce sont essentielles à leur bien-être psychologique.

Et c’et sur cet « état mental » que s’appuie tout ce que fait un individu. Un être humain forcé à vivre dans ce qui revient à être un confinement solitaire, serait-il capable de performances sportives ? Cela semble bien improbable, n’est-ce pas ?

Imaginez donc, si c’est si difficile pour nous, combien cela doit l’être encore plus pour un cheval !

La voie logique est donc de s’occuper d’abord de la vie du cheval « chez lui », ou plutôt de sa vie au sein de la harde, et puis une fois cette base sociale assurée, essayer d’obtenir de bonnes performances sportives. Si vous ne tenez pas compte de la vie en harde et donnez la préférence au travail sur la relation personnelle du cavalier avec son cheval, comme si on pouvait l’isoler du reste, alors rien d’étonnant à ce que ni les séminaires, ni les cours, quelle que soit la lumière équestre qui les donne, n’aient aucun effet ou n’apportent aucune amélioration de longue durée.

Nous consacrons beaucoup de temps et d’énergie à l’entraînement, aux brides sans mors, aux  selles sans arçon et tout cela est important mais, si nous prenons du recul, ce n’est important que pendant ces quelques heures passées chaque jour avec notre cheval, et pas du tout pendant les 22 ou 23 autre heures. Dans une approche réellement holistique notre attention doit tout d’abord aller à la vie en harde ou en groupe, puis à une quantité suffisante de mouvement, aux soins des sabots, à la nourriture et à l’abri, et seulement ensuite aux choses faisant partie de nos efforts sportifs ou récréatifs….

Les chevaux ont beaucoup de mal à vivre dans l’isolement. La compagnie d’autres chevaux n’est pas u  souhait mais une nécessité, ancrée dans leur comportement depuis une éternité. Une éternité où  presque toujours, être un cheval seul signifiait un cheval mort. Aussi l’appartenance à un groupe est elle directement liée à l’instinct primaire de survie du cheval ; une force puissante, qui, si on la contrarie peut avoir des conséquences énormes.

Les chevaux gardés dans l’isolement souffrent ; cela ne fait aucun doute. Et tous ces propriétaires qui essaient de défendre le principe de l’écurie en disant qu’elle est un lieu agréable, sont un  témoignage saisissant de notre capacité à faire de l’anthropomorphisme ….

Et les chevaux qui sont seuls dans de petits paddocks individuels, est-ce mieux ? Là encore, c’est difficile à dire car il est impossible de mesurer exactement de telles choses. Mais une observation routinière de tels chevaux dans mes environs directs donne à penser que ce ne sont pas de bonnes conditions de vie….

Une  autre réaction typique du cheval est de devenir rétif, non coopératif et finalement agressif. Les étalons y sont plus sensibles que les autres, mais de nombreux hongres présentent également ce genre de problèmes....

 

 

 

Extraits « d’une gestion des chevaux basée sur leur comportement » d’Andy Beck / Planète cheval au naturel mai-juin 07

Par Agnès - Publié dans : Divers
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